Olivier Maingain, le président du FDF était l'invité de la rédaction de Bel RTL. Il répondait aux questions de Fabrice Grosfilley.

Fabrice Grosfilley: "Avez-vous reçu des menaces de mort?"

Olivier Maingain
: "Personnellement, non. Je sais qu'un certain nombre de collègues parlementaires ou mandataires et pas uniquement de ma formation politique ont reçu des mails un peu outranciers, mais je ne crois pas que cela prête davantage à conséquence.

FG
:" C'est le journal la Dernière Heure qui révèle cette information ce matin. Une dizaine de mandataires FDF pour la plupart reçoivent des courriels donc il faut avoir leurs adresses E-mails avec des insultes et des menaces très précises, cela ne vous inquiète pas plus que cela?"

OM
: "Je n'en sais trop rien. J'avoue que comme toujours ce genre d'actes anonymes est assez lâche, mais je ne crois pas qu'il faille y prêter davantage attention.

FG
: "Il y a des plaintes déposées?"

OM
:" Oui, il est toujours prudent d'informer les services de police qui eux peuvent peut-être mener des enquêtes pour retrouver l'auteur des faits. C'est vrai que par internet, il y a moyen de rechercher quand même."

Fabrice Grosfilley
: "Est-ce que transférer des compétences aux Régions est-ce que créer la grande agglomération bruxelloise, ce n'est pas plus important qu'être bourgmestre?"

Olivier Maingain
: "Il n'y a pas de grande agglomération. Il n'y a pas d'élargissement de Bruxelles. La communauté métropolitaine- et c'est cela qu'on fera comme examen- est une coquille vide qui n'aura aucun pouvoir réel. C'est une grande tromperie, cette communauté métropolitaine. Mais de surcroit, le sens profond de la réforme de l'Etat, c'est d'aller vers le confédéralisme voulu par monsieur Peeters et monsieur Bart De Wever. Le confédéralisme, c'est l'antichambre du séparatisme. Et quand on scinde Bruxelles-Hal-Vilvorde qui est le seul arrondissement fédéral de ce pays car c'est le seul arrondissement qui chevauche la frontière linguistique et bien on prépare le séparatisme voulu par les nationalistes flamands. C’est cela que je reproche profondément. c'est un accord qui prépare l'instabilité future du pays. Tout le monde le sait. Tout le monde le dit en coulisse, mais personne ne veut l'assumer publiquement et c'est parce que je le dis publiquement que parfois certains me le reprochent, mais au moins je parle le langage de la vérité et de la lucidité".

FG: "Donc vous avez 3 députés. Vous voterez contre le texte, on l'imagine..."

OM: "Mais je vais vous prendre un exemple, je crois que le président du MR a dit que tout citoyen serait toujours jugé dans tous les cas de figure dans sa langue. Et bien moi je vais venir voir si les textes confirment ce droit. Je vais par exemple voir si demain, quand on ira devant le Conseil d'État contester des mesures intolérantes du gouvernement flamand, si on pourra introduire son recours en français et je déposerais au besoin, des amendements dans ce sens. Je serai constructif. Mais si par contre, on rejette ce type d'amendement, je dirai que Monsieur Michel n'a pas dit la vérité, qu'on ne sera pas jugé en français. Par exemple, est-ce que les bourgmestres non nommés pourront aller en recours en français au Conseil d'Etat. S'ils ne peuvent pas aller en recours au Conseil d'Etat et bien cela veut dire qu'on ne leur permet pas de se défendre dans leur langue."

FG: "Cela ne vous semble pas clair dans l'accord?"

OM
:"Non cela ne me semble même pas prévu."