L'arrivée à Bruxelles du ministre des Affaires étrangères Didier Reynders, dans la perspective des élections communales de 2012 et des législatives de 2014, ne lui a rien fait perdre de sa verve, qu'il a exercée vendredi sur Bel RTL à l'égard du "populisme" de Paul Magnette et de la "bourde" de la chef de file les libéraux bruxellois, Françoise Bertieaux. Cette dernière a éventé mercredi dans la presse l'officialisation de la venue de M. Reynders à Uccle (Bruxelles), ajoutant que le Liégeois devrait "faire du chemin" vers les particularités bruxelloises. "Une bourde de communication, c'est évident... Ca arrive en politique de temps en temps. C'est surtout dommage pour le président du parti (Charles Michel), parce que nous avions prévu d'organiser la communication ensemble", a relevé Didier Reynders.

 

Pas candidat-bourgmestre à Uccle

Le chef de la diplomatie belge n'est pas candidat-bourgmestre à Uccle, où il soutiendra Armand De Decker, même s'il vient à faire plus de voix que lui. "On n'est pas en Région wallonne", a fait remarquer M. Reynders à cet égard, évoquant les différences réglementaires avec la Wallonie pour l'accès au mayorat en Région bruxelloise. "Je demanderai à tout électeur qui vote pour moi qu'il vote pour Armand De Decker", a-t-il ajouté. Et puis de toute façon, Didier Reynders n'a pas l'accent d'Uccle comme l'a noté Fabrice Grosfilley, ce matin dans un entretien sur Bel RTL:

Fabrice Grosfilley: "Didier Reynders, Bonjour. Vous pouvez me redire bonjour ?"

Didier Reynders: "Bonjour"

Fabrice Grosfilley: "Vous n'avez pas changé d'accent ?"

Didier Reynders: "J'essaie de ne pas en avoir trop, comme cela il ne s'agit pas de changer"

Fabrice Grosfilley: "L'accent ucclois, ce ne sera pas pour vous ?"

Didier Reynders: "Vous savez il faut que je le découvre d'abord. Il y a énormément de personnes différentes sur le territoire d'Uccle et parfois même de nationalité différente. Donc on doit parler aussi d'autres langues de temps en temps".

 

Les attaques virulentes de Magnette envers l'Europe: "Inacceptables"

Autre cible de M. Reynders, les critiques "inacceptables" du ministre fédéral Paul Magnette à l'égard de la Commission européenne.

"Il a eu raison de dire ce qu'il pense mais par contre ce qu'il pense dans ce cas-là, c'est inacceptable. Je suis totalement opposé à toute forme de populisme qui prend systématiquement l'Europe pour cible, c'est une erreur très grave; c'est ce qui fait se développer l'euroscepticisme et c'est ce qui met en difficulté l'Union Européenne.

On ne peut pas au même moment me demander au parlement de faire en sorte que la Commission Européenne intervienne pour ce qu'il se passe en Hongrie et puis dire que quand il s'agit de critiquer la situation en Belgique, la Commission ne peut rien dire. Je crois qu'il faut respecter les institutions européennes et fort heureusement le Premier ministre a remis les choses en place et a remis le ministre à sa place", a commenté le vice-premier ministre.a commenté le vice-premier ministre, satisfait que le Premier ministre Elio Di Rupo ait remis M. Magnette "à sa place".