13/01/2011

BHV milquet veut laisser tomber les ploucs de WEMMEL

 

"L’école sauvée par De Wever"

Raphaël Meulders

Mis en ligne le 13/01/2011

BHV : le MR local se dit “horrifié” par les propositions de J. Milquet. “Wemmel compte la plus grande école francophone de Flandre.”

Le café a été un peu plus corsé que de coutume, hier matin, pour le conseiller MR wemmelois Didier Noltincx en prenant connaissance du dossier "des forçats de la rue de la Loi" proposé par "La Libre". Dans "l’épisode" d’hier, on apprenait ainsi que la présidente du CDH, Joëlle Milquet, avait proposé, en juillet dernier et en recevant des compensations, "d’abandonner" Wemmel (et ses facilités linguistiques) à la Flandre pour résoudre le problème Bruxelles-Hal-Vilvorde.

Même si la proposition ne semble [?] plus d’actualité et a été qualifiée de "récit romancé" par le CDH, (mais "La Libre" réaffirme sa version des faits) elle est, selon Didier Noltincx, symptomatique du "mépris qu’affiche" la présidente du parti humaniste pour la commune du Nord de Bruxelles. "Heureusement que Bart De Wever a rejeté cette proposition d’un revers de la main , peste l’élu libéral. C’est inimaginable. Nous sommes horrifiés. Madame Milquet a visiblement une très mauvaise connaissance du terrain. Sait-elle qu’à Wemmel 70 % des 15 000 habitants sont francophones et que la commune possède la plus grande école francophone de Flandre (NdlR : 700 élèves ) ?"

Selon Didier Noltincx, ce sont, "paradoxalement", les nationalistes flamands qui ont "sauvé" cette école et "les droits individuels" des Wemmelois en refusant ce "deal". "Du surréalisme à la belge, car l’une des premières conséquences du plan Milquet aurait signifié la fermeture immédiate de notre école. Je lui aurais souhaité bonne chance pour expliquer cela aux parents "

D’après le conseiller communal, les problèmes des entités de la périphérie bruxelloise sont souvent "caricaturés et limitées" à des paperasses reçues dans une autre langue ou à des panneaux tagués ou bougés de quelques mètres. "C’est beaucoup plus que cela. On parle ici de droits fondamentaux, comme celui de recevoir un enseignement ou d’être jugé dans sa propre langue." Or, la situation s’annonce plus qu’indécise pour la commune du Nord de Bruxelles, qui aurait pourtant tissé "sociologiquement, culturellement et économiquement" des liens de plus en plus marqués avec la Région-Capitale. "Mais depuis des mois, on vit dans l’insécurité par rapport à notre futur. On essaie de rassurer la population et, personnellement, j’ai toujours pensé qu’on avait un gilet pare-balles institutionnel - les facilités - qui nous protégeait. Mais j’ai sans doute été un peu naïf. Quand on voit ce qui se trame, on se doute bien que l’union des francophones n’est que de façade."

Pour l’élu MR, ce n’est certainement pas un hasard si Joëlle Milquet a choisi de lâcher Wemmel plutôt qu’une autre commune à facilité. "Tout d’abord, géographiquement, nous sommes isolés au Nord, ensuite et surtout, politiquement nous ne possédons pas, comme d’autres communes à facilités, de députés fédéraux. La présidente du CDH s’est sans doute dit : Je m’en fous des ploucs de Wemmel . Joëlle Milquet a infligé une gifle aux Wemmelois. Elle leur doit des explications et doit présenter ses excuses."

Un seul adage a un sens actuellement pour le conseiller communal : "Vox populi, vox Dei." "Nous avons fait voter une motion exigeant une consultation populaire avant tout changement institutionnel pour notre commune. C’est la seule solution pour sortir de cette crise."

15:34 Écrit par Jeannine Sarels | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : milquet, bhv wemmel |  Facebook |

Commentaires

lES FDF ET LES MR sont outrés de ces négotiations secrètes à propos de WEMMEL

Écrit par : sarels | 13/01/2011

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